Pour cette première chronique de l'année 2009, je présente bien entendu mes voeux à chacun d'entre vous, de santé, de joies, de réussite et de succès . Ces vœux individuels doivent bien évidemment s'accompagner de voeux collectifs. Mais, quels vœux faut –il formuler pour notre pays en 2009 ?
Tout d'abord, ne pas nous tromper d'objectif. Il serait bien possible que la réticence de la France à entrer dans l'hyperlibéralisme, qui a
été présentée comme un retard et une incongruité devienne un avantage compétitif. Le maintien des services publics, une sécurité sociale et un régime de protection sociale effectifs, un
régime d’indemnisation du chômage qui reste protecteur, un système de retraite par répartition qui n'a pas fait les frais du drame des retraites par capitalisation, un taux d'emprunt des
ménages qui a été maintenu à un niveau raisonnable, tout ceci constitue aujourd'hui des forces incontestables pour affronter les orages qui montent…. A la condition bien sûr que ce ne soit
pas le moment choisi pour engager ou renforcer des réformes dont l'objectif serait précisément de nous précipiter dans le reaganisme à l'époque où les États-Unis et la Grande-Bretagne vont en
sortir.
Ensuite, prendre le bon tournant économique. On ne peut douter aujourd'hui qu'un deuxième plan de relance s'avérera indispensable très rapidement. La question n'est même pas celle de savoir si nos finances publiques peuvent le supporter, puisque nous savons tous qu'en temps normal, il ne pourrait en être question.
Mais, à circonstances exceptionnelles, règles exceptionnelles.
La question est de savoir à quoi doit servir ce plan de relance. À l'évidence, à financer les investissements dans les secteurs qui seront la base de l'économie du XXIe siècle, c'est-à-dire les énergies renouvelables, l'éco efficience dans tous les domaines à commencer par le bâtiment, la recherche et l'économie de la connaissance, les outils de la société du réseau. Mais il ne s'agit pas seulement de financer les investissements, il s'agit également de former nos concitoyens pour leur permettre d'accéder aux nouveaux métiers, ce qui signifie que le traitement social du chômage inhérent à la récession qui s'annonce doit être aussi un traitement en termes de formation professionnelle. C'est la raison pour laquelle le fléchage de crédits vers d'autres secteurs économiques que ceux qui viennent d'être énumérés, dans le seul but de sauvegarder une activité qui ne répond plus à la demande, est non seulement parfaitement vain, mais encore irresponsable dans la mesure où ces fonds ne serviront précisément pas à sortir de la crise. En effet, ils permettront une survie de secteurs condamnés à la disparition sous leur forme traditionnelle sans donner l'impulsion nécessaire aux secteurs économiques qui produiront la richesse et les emplois de demain.
Cette révolution économique à laquelle la crise nous incite ne peut se faire que dans un esprit de solidarité et de justice. La solidarité
s'exprime non seulement par le soutien aux plus modestes et aux plus faibles, mais aussi par l'utilisation de la société de réseau pour permettre le partage des connaissances et des
expériences réussies et l'échange, notamment grâce aux nouveaux réseaux sociaux, dans un esprit coopératif et non plus seulement lucratif. La justice s'exprime par une nouvelle politique de
répartition qui ne peut évidemment pas continuer à faire supporter par la seule classe moyenne , la charge particulièrement lourde en temps de crise des conséquences sociales de cette
dernière. Elle s’ exprime également par un traitement égalitaire des citoyens dans tous les domaines, à commencer par celui de la justice elle-même, en mettant un terme à un système à deux
vitesses, d'autant plus répressif à l'égard de la délinquance de droit commun qu’il est laxiste, voire aveugle à l'égard d'une délinquance financière dont les ravages sont pourtant évidents à
tous.
Ce changement de cap n'est possible que pour autant que nous vous revenions aux valeurs fondamentales du pacte social et du pacte
républicain, en y ajoutant le souci constant d’oeuvrer à la survie de l'humanité, laquelle est réellement mise en péril par les crises écologique et climatique. Nous ne pouvons y parvenir que
pour autant que nous sommes convaincus que plus de consommation de biens non durables n’est pas la fin de toute chose, que l'argent n’est pas la mesure de tout et que le but de la vie n'est
pas d'avoir plus , mais de vivre mieux. Un peuple est fort par les valeurs qu'il incarne et les moyens qu’il est prêt à mettre en ouvre pour les faire vivre. Nous avons l'immense chance
d'avoir derrière nous une grande histoire et devant nous une appartenance européenne qui nous fait partager avec 400 millions de personnes un idéal et une vision de l'avenir si ce n'est
parfaitement identique, au moins commune. Nous avons donc la possibilité et le devoir de réussir, dans cet espace partagé, non seulement la sortie de la crise mais encore, la construction
d'une société compatible et adaptée aux contraintes et opportunités de ce siècle.
Nous pouvons appliquer à notre situation le célèbre mot de Tristan Bernard que la Gestapo venait d'arrêter : « nous vivions dans la crainte;
nous allons vivre dans l'espérance ».
Le parti écologiste CAP 21, présidé par l'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage, salue des avancées incontestables dans la loi d’orientation Grenelle 1 dont le vote solennel par l’Assemblée nationale a lieu aujourd'hui.
Selon un communiqué, CAP 21 note des avancées en particulier sur le renversement de la charge de la preuve en matière environnementale, la compensation de la biodiversité, le développement de l’agriculture biologique et la réduction des pesticides, l’objectif national de réduction de la production des déchets de 25kg par habitant/an dans les cinq prochaines années.
Eric Delhaye, président délégué de CAP 21 espère cependant ''la correction'' d'un certain nombre d’amendements dans la poursuite du débat parlementaire, en particulier sur la modulation apportée au niveau d’efficacité énergétique des bâtiments neufs en fonction du choix de l’énergie (énergie électrique par ex) ou sur l’incinération retenue comme mode prioritaire de traitement des déchets ménagers résiduels. Eric Delhaye regrette par ailleurs l’absence de dispositions relatives à la protection des lanceurs d’alerte et de l’expertise.
PARIS, 16 oct 2008 (AFP) - Le mouvement de Corinne Lepage Cap 21 a réclamé jeudi une commission d’enquête parlementaire "sur l’état réel de préparation de notre pays sur le plan opérationnel" à une éventuelle pandémie de grippe aviaire.
L’organisme chargé de gérer les stocks de médicaments pour parer à une éventuelle pandémie de grippe aviaire n’a plus de directeur depuis le mois de juin, selon des informations du quotidien Le Parisien. Le Pr Didier Houssin, délégué interministériel à la lutte contre la grippe aviaire a assuré à l’AFP qu’un nouveau directeur allait être nommé pour que "ce dossier avance". "L’interview du préfet Bernard Boubé, ancien directeur de l’EPRUS (Etablissement de Préparation et de Réponse aux Urgences Sanitaires) dans le Parisien révèle ainsi d’importantes carences dans la gestion des stocks de médicaments et masques, en raison de leur dispersion dans les établissements de soins et de l’absence de suivi sur les risques de péremption ou de rupture de chaîne du froid", souligne le communiqué de Cap 21. "Sur une question aussi fondamentale, Cap 21 (...) demande la création d’une commission d’enquête parlementaire de manière à faire un état des lieux exhaustif et transparent de l’état de préparation de la France", ajoute le communiqué.
A l’évidence, les énergies renouvelables constituent un moteur de croissance important pour la France et l’Europe. Encore faut-il une volonté politique sans faille pour créer les conditions favorables à leur essor.
CAP21 accueille avec satisfaction la plupart des mesures du plan sur les énergies renouvelables que vient d’annoncer le Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire.
Pour Eric DELHAYE, président délégué de CAP21, ce plan comporte des avancées substantielles notamment avec la création d’un fonds chaleur de plus de 1 milliard d’euros sur trois ans qui va permettre le développement sans précédent des chaufferies collectives et des réseaux de chaleur. Les mesures sont également intéressantes pour le développement du solaire avec un bémol sur l’absence de revalorisation du tarif de base pour les centrales au sol, revalorisation qui permettrait de tenir compte des conditions d’ensoleillement pour compenser les inégalités géographiques.
Pour l’éolien par contre, Corinne LEPAGE, présidente de CAP21 et vice-présidente du Mouvement Démocrate s’inquiète de l’opposition très structurée qui se développe en France, à laquelle s’est rallié récemment un ancien Président de la République. Il sera physiquement impossible de parvenir à l’objectif de 23% d’énergies renouvelables en rendant de facto impossible le développement de l’énergie éolienne. Or, tel est bien l’objectif qui soumet aujourd’hui la construction d’éoliennes à des procédures très lourdes et complexes, plus qu’une usine Seveso par exemple puisque il faudra un plan général , un permis de construire et une procédure au titre des installations classées (ICPE) parfaitement inutile.Alors que la technologie est aujourd’hui mature, mise en place à grande échelle dans de nombreux pays (Espagne, USA, Chine, Allemagne, Danemark), la France impose la règlementation la plus dure au monde pour l’implantation de parcs éoliens. CAP21 est favorable à un encadrement par des schémas régionaux mais pas au coup de frein imposé actuellement à la filière éolienne.
L’Etat rend impossible l’objectif de 23% qu’il affiche par ailleurs, rend impossible le respect de nos engagements communautaires passés qui exigeaient 18% de renouvelable en 2010 et surtout répond aux souhaits du lobby nucléaire de faire exploser en plein essor la seule énergie en état aujourd’hui de grignoter quelques pourcentages à l’électricité nucléaire. Ainsi, le lobby nucléaire pourra continuer la désinformation consistant à soutenir que les énergies renouvelables sont incapables de fournir de l’électricité en quantité et que l’EPR est la seule réponse.
CAP21 espère pouvoir compter sur l’action déterminée de Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciuzko-Morizet pour accompagner cette filière incontournable vers l’accomplissement tant des
objectifs européens que des objectifs du Grenelle.
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
Commentaires Récents